Rater. Apprendre. Réussir.

Découvrez pourquoi rater est une étape normale de tout apprentissage. Et comment retrouver l'indulgence naturelle que l'on avait enfant face à l'échec.

CHANGEMENT

1/19/20261 min read

Rater. Apprendre. Réussir.

On est tous tombés en apprenant à faire du vélo. Pourquoi l'oublier dès qu'on devient adulte ?

Il y a quelques semaines, en écoutant Frédéric Mazzella, fondateur de BlaBlaCar, partager sa philosophie Fail, Learn, Succeed, j'ai réalisé à quel point cette logique s'applique à nos transitions professionnelles.

Quand j'ai appris à faire du vélo, je n'étais pas téméraire. J'étais déterminée. Une détermination qui s'est mesurée en chutes — et en couches successives de pansements. Chaque tentative ajoutait une nuance : un meilleur équilibre, un geste plus juste, un peu plus de confiance.

Jusqu'au jour où j'ai roulé droit. Vraiment droit. Mon moment de gloire — juste avant de finir dans les rosiers pour avoir voulu lâcher le guidon.

Souvenir cuisant.

Mais aujourd'hui, je sais que la maîtrise ne tombe pas du ciel. Elle se construit.

Notre vie professionnelle, c'est comme le vélo

D'abord, on avance avec des petites roues — pour tester dans un cadre sécurisé. Ensuite, on apprend à se lancer, même sans tout maîtriser. Pour finir, on tient un cap, on freine quand il le faut. Et parfois, on découvre que slalomer est la meilleure façon d'avancer.

La différence entre un enfant et un adulte

Pour un enfant, rater est normal. Personne n'a jamais conclu qu'il "n'était pas fait pour marcher" après sa première chute.

Adulte, on est convaincu que rater prouve qu'on n'est pas à la hauteur.

Dans mes accompagnements, je vois souvent ces déséquilibres vécus comme des échecs définitifs. Alors qu'en réalité, ils montrent qu'un mouvement est en cours.

Rater n'est pas une fin. C'est une information. Une invitation à comprendre, réorienter, persister.

On se souvient tous de nos premières chutes à vélo. Mais on oublie trop souvent d'être aussi indulgent avec soi-même dans sa vie d'adulte.